TOGO : LA GUERRE CONTRE LES EAUX EN SACHETS « PURE WATER »

Crédit Photo: Félix Tagba

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   Plusieurs  unités de production d’eau en sachet communément appelée « Pure Water » ont été fermées les 6 et 7 janvier  par les autorités togolaises. Cette fermeture fait suite à des mises en demeure du gouvernement depuis l’année dernière. Les ultimatums sont restés lettre morte. Selon le gouvernementces unités ne répondent pas aux normes requises pour l’installation de telles structures.

D’après les derniers chiffres, plus de 350 unités de productions d’eau en sachet opèrent sur le territoire Togolais. Mais seulement 3 sont autorisées par l’Etat.

Avant de produire et de vendre les eaux en sachets au Togo, il faut avoir une autorisation d’installation ou une carte d’opérateur économique, un document d’étude d’impact environnemental une autorisation de salubrité, avoir un responsable qualité pour veiller à la qualité d’eau produite. L’article 84 du code de l’eau du Togo stipule  « il est interdit de proposer, vendre ou distribuer, sous quelque forme que ce soit, en vue de la boisson, une eau non potable et d’utiliser pour la préparation, le conditionnement et la conservation des denrées alimentaires, des eaux qui ne répondent pas aux normes de potabilité requises. »

Les eaux en sachets dites « Pure water » pullulent au Togo et ne sont pas souvent pures comme l’indique leur nom. Le sachet de 500 ml de Pure water coûte 25 FCFA, donc accessible au togolais lambda qui n’a pas  les moyens de s’offrir les installations de la Togolaise Des Eaux (TDE). Plusieurs  Togolais consomment les eaux en sachets, faute de mieux.

Ces eaux entrainent de graves conséquences sur la santé et sont souvent à l’origine de certaines maladies. Cependant, beaucoup de consommateurs ignorent ces dangers.

Félix TAGBA

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felixtagba
Jeune journaliste multimédia et Wash-Water Sanitation and Health-Journaliste togolais, je me suis toujours poser cette question : Comment briser nos frontières pour mieux informer ? Eh bien je crois que j’ai trouvé la bonne formule. Faire partie d’une communauté dynamique de blogueurs et mettre en forme son goût du partage, ses expériences, sa créativité, sa perspicacité et son envie d’apprendre des autres.

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